Surpoids et entreprise

Surpoids et entreprise



Publié dans Santé

Surpoids et entrepriseIl est notoire d’assimiler les performances d’une entreprise à la qualité de sa ressource humaine. De fait donc, la surcharge pondérale des personnes est foncièrement de nature à conduire à une discrimination dans le milieu de l’emploi, car elle restreint tant le champ opérationnel que les performances des individus. Aussi, la perte en réactivité qui résulte du surpoids ou de l’obésité et attestée par des études peut limiter le rythme d’avancement dans la carrière de l’individu. Ces patentes, conséquences du surpoids dans la sphère professionnelle, ont des ondes de propagation dans la vie sociale entière de l’individu.

Genève ou la résistance à la maladie du siècle

Le surpoids est, surtout dans sa forme aigüe qu’est l’obésité, la maladie de notre ère.

Apparue dans les pays occidentaux au cours des années fastes des trente glorieuses années de prospérité ayant succédé à la Deuxième Guerre mondiale, l’obésité est aujourd’hui le trait distinctif d’une société qui se nourrit plus qu’elle ne se dépense. Une société qui se nourrit mal. Près d’une personne sur trois serait en surpoids à l’échelle mondiale avec un corollaire pour le monde de l’entreprise.  

Les conséquences du surpoids en entreprise sont quasiment les mêmes pour tout individu dans n’importe lequel des pays de l’OCDE. Parmi la quarantaine de ces pays, la Suisse affiche le 4e plus faible taux d’obésité avec 10% de personnes obèses. Une statistique qui ne traduit pas la préoccupante avancée du surpoids dans une population où 30% des adultes sont touchés. Le canton de Genève s’en sort mieux avec seulement un recul de l’inactivité.

D’après une enquête sur la santé dans le canton genevois datant de 2015, on observerait non pas une contraction de l’activité des personnes comme dans le reste de la Suisse sur ces dix dernières années mais la proportion d’adultes inactifs serait passée plutôt de 25% à 17% en 10 ans.

L’inactivité du fait de la productivité ou encore du fait des soins coûterait cher aux pays. 32,8 milliards d’Euros environ en 2004 pour toute la zone Europe contre 54 milliards d’euros rien que pour la France en 2014 d’après le McKinsey Global Institute et la branche Europe de l’OMS.

 

Le poids de la contre-productivité

Les inquiétantes proportions économiques du surpoids ont poussé certaines entreprises à se pencher sur la question et tenter d’aider leurs employés à avoir une meilleure hygiène de vie. Il semblerait d’après certaines études, qu’une entreprise gagne plus qu’elle ne perd au total en investissant dans des programmes de prévention ou d’assistance aux salariés. Aux États-Unis, les entreprises économiseraient jusqu’à 9 % en dépenses de soins de santé.

La contre productivité due au surpoids revêt différentes formes. Le surpoids qui est la conséquence d’une malnutrition peut déboucher sur des pertes de motivation ou de concentration, un stress aigu ou le sommeil agité, du fait du dérèglement hormonal.

Les hormones, en plus de ne pas maîtriser les envies de faim, vont accroître les effets pervers de la surnutrition, affaiblir les organes régulateurs tels que le foie, les reins en provoquant la dépendance de l’organisme. En investissant par exemple comme des entreprises telles que Google dans des aires et salles de jeux et de gym qui incitent à l’activité physique, les entreprises provoquent auprès de leurs salariés la sécrétion des hormones de la récompense, du bonheur dont la sérotonine la dopamine, l’ocytocine et autres. Certaines entreprises s’attachent les services de conseils en idées de plats minceur.

Surpoids et non-employabilité

Le surpoids sur le plan individuel peut être une raison pour laquelle le travailleur peine à trouver ou retrouver du travail. Ainsi l’OIT (Organisation internationale du travail) publiait en 2016 une étude où 8% des personnes en attente d’un emploi disaient être victimes d’une discrimination du fait de leur apparence. Il est clair qu’à compétences égales, les personnes aux indices de masse corporelle “normales” c’est-à-dire comprise entre 16 et 25, l’emportent.

Aussi, les quolibets et harcèlements dont sont victimes parfois ces personnes peuvent au-delà de la dépression et son corollaire, provoquer la perte de l’emploi.

Il est incontestable que le poids peut conditionner la vie professionnelle d’un individu. Le plus important n’est pas tant la condition actuelle, mais celle que nous désirons et pouvons avoir. Grâce aux conseils disponibles auprès des professionnels de la santé et de sites sérieux de conseils en nutrition et régimes, tel que https://sagessesante.fr, il est possible de lever ce goulot d’étranglement.

Source

Les antibiotiques responsables de l'obésité infantile

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