Installation forcée de Windows 10 : Microsoft doit indemniser un utilisateur

 

Un Finlandais a convaincu la Commission finlandaise des litiges de consommation que Microsoft était responsable des dommages causés à son ordinateur après l’installation de Windows 10 sans son autorisation. 

La radio publique finlandaise YLE rapporte que la Commission recommande de sanctionner Microsoft à hauteur de € 1.100  pour les dommages causés par l’installation non autorisée de Windows 10 en Mars 2016.

Mise à jour sans consentement et dommages réels

A cette période, Microsoft poussait agressivement Windows 10 comme une mise à niveau gratuite, mettant à jour automatiquement les machines Windows 7 et Windows 8.1 si les mises à jour automatiques étaient activées. La gratuité a pris fin et les clients doivent désormais payer pour migrer.

Cette pratique a provoqué le mécontentement d’utilisateurs partout dans le monde. En 2016, Microsoft avait dû verser 10.000 $ à un plaignant américain pour qu’il mette fin au litige sur cette question.

Cette année-là, la filiale allemande de Microsoft s’était engagée volontairement à ne jamais imposer une nouvelle version de Windows sur les PC suite à des poursuites en justice d’une agence régionale allemande de protection des consommateurs. 

Le plaignant finlandais, repéré par MSPowerUser, avait demandé à la Commission une indemnisation de Microsoft d’un montant de 3.000 euros pour les tracas qu’il avait dû affronter après la mise à niveau non souhaitée de Windows 10.

Windows 10 avait commencé à s’installer sans autorisation sur le nouvel ordinateur portable du plaignant, livré sous Windows 8. Après l’échec de la mise à niveau, son ordinateur affichait un message d’erreur et nécessitait l’intervention d’un technicien.

Get Windows 10 (GQX), un outil marketing

Le plaignant affirme avoir contacté 15 représentants du support Microsoft sans que les problèmes ne soient résolus. L’utilisateur incommodé a dû consacrer du temps et de l’argent pour récupérer ses fichiers et acheter des pièces de rechange. La migration a également cassé un système de caméra de surveillance utilisé pour surveiller une propriété éloignée.

Microsoft n’a pas nié que Windows 10 aurait pu être téléchargé sans la permission de l’utilisateur, selon le rapport. L’éditeur n’a pas non plus contesté le lien entre l’erreur et les dommages causés par la mise à jour. 

La Commission des litiges de consommation considère que les mises à jour logicielles de la licence Windows achetée sont couvertes par la loi finlandaise sur la protection du consommateur, qui exige que le fournisseur soit en mesure de prouver que le service a été correctement exécuté.

Une décision qui s’inscrit dans la continuité. Microsoft a en effet déjà négocié un accord avec le médiateur finlandais des consommateurs en février dernier. En cause l’application Get Windows 10 (GQX), définie par l’éditeur comme une « mise à jour recommandée » et à ce titre installée automatiquement sur les PC des utilisateurs.

Mais pour le régulateur, il s’agit en vérité d’un outil de marketing direct pour Windows 10, installé sans le consentement exprès des consommateurs. L’ombudsman fait état de nombreux rapports de consommateurs.

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