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Des taux de crédit immobilier historiquement bas

Des taux de crédit immobilier historiquement bas

Dans certains cas, il est possible d’emprunter à 0,59 % sur 20 ans.

C’est le moment d’emprunter, à en croire les courtiers de crédit immobilier. « Nos partenaires bancaires nous ont communiqué leurs barèmes applicables au mois de février et nous restons dans une tendance baissière », indique Cécile Roquelaure, porte-parole d’Empruntis.

Selon cet établissement, les emprunteurs peuvent envisager un crédit immobilier au taux moyen de 1,10 % sur vingt ans. Et les meilleurs profils peuvent toujours négocier un taux exceptionnel à 0,59 %. « Nous avons atteint les planchers historiques, nous sommes même sur certaines durées au-dessous ! », se réjouit Cécile Roquelaure.

D’après les calculs de Meilleurtaux, 85 % des barèmes de taux pratiqués par les banques se situent sous 1,50 % en février 2021, contre seulement 50 % en septembre 2020. Et près de 70 % des taux affichés par les prêteurs sont inférieurs à 1,30 %.

« Le coût de l’emprunt n’a jamais été aussi bas pour les Français. D’ailleurs nous remarquons une hausse de 10 % des demandes des crédits immobiliers en janvier 2021 versus janvier 2020, qui était déjà un mois exceptionnel », précise Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.

Des conditions assouplies

Le moment serait d’autant plus propice que la mise en œuvre des nouvelles recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) assouplit les conditions d’accès au financement. « Avec un taux d’endettement fixé à 35 % maximum désormais, et une marge de manœuvre de 20 %, les emprunteurs voient leur capacité d’emprunt augmenter de 6 % », souligne-t-on chez Pretto.

Cet environnement favorable ne concerne pas simplement ceux qui veulent acquérir un logement : « La nouvelle recommandation précise que les renégociations, rachats de crédit et regroupements de crédits n’entrent pas dans son champ d’application », pointe Cécile Roquelaure.

« Les taux très bas permettent d’envisager à nouveau des opérations visant à réduire l’effort budgétaire consenti chaque mois par les ménages. Qu’il s’agisse du rachat d’un crédit immobilier ou d’une opération de rachats de crédits pour réduire ses mensualités, l’opération est autorisée par le HCSF. C’est une opportunité à saisir. Vu les taux actuels, on peut aussi profiter d’un rachat pour obtenir une enveloppe afin de réaliser des travaux pour améliorer son chez-soi », juge Cécile Roquelaure.

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L’assurance emprunteur intégrée

Si la situation sur le front des taux est exceptionnelle, d’autres éléments sont toutefois à prendre en compte. D’abord, si le HCSF a assoupli les conditions d’octroi du crédit immobilier, « malheureusement, il y a quelques jours [il] a ajouté une nouvelle consigne afin que les banques comptabilisent le coût de l’assurance emprunteur dans les charges annuelles d’emprunt pour calculer l’endettement des futurs acquéreurs », pointe Maël Bernier.

Cela peut empêcher certains d’avoir accès au crédit. « Intégrer l’assurance emprunteur a un impact direct sur l’endettement du foyer emprunteur et peut conduire à l’acceptation ou non d’un crédit par une banque », souligne Maël Bernier. « Annoncer un assouplissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers pour ensuite intégrer l’assurance emprunteur est clairement un retour à la case départ, car l’assurance va absorber le gain du passage de 33 % à 35 % de taux d’endettement », juge t-elle.

Cependant, alors que les taux sont historiquement bas, le problème n’est peut-être pas les conditions d’accès au crédit, mais le coût de l’immobilier qui a atteint des sommets dans la plupart des régions. Une baisse des prix permettrait de redonner du pouvoir d’achat aux candidats acquéreurs. Toutefois, il n’est pas certain que la tendance baissière que l’on commence à observer à Paris s’étende au reste de la France.

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