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Les crédits immobiliers restent extrêmement bon marché en cette rentrée

Les crédits immobiliers restent extrêmement bon marché en cette rentrée

La crise ? Quelle crise ? Le marché immobilier se porte comme un charme… La production de nouveaux crédits à l’habitat a atteint 131 milliards d’euros sur les sept premiers mois de l’année, d’après la Banque de France. Un montant en hausse de 30 % par rapport à 2020 et de 22 % par rapport à 2019.

L’été s’est en revanche révélé plus calme. « Nous avons eu 30 % de nouvelles demandes en moins en juillet et août sur les financements de résidence principale, par rapport à la même période l’an dernier. Les acheteurs sont partis en vacances tôt, on a senti le besoin de s’aérer après une année éprouvante », note Sylvain Lefèvre, président du courtier La Centrale de financement.

En cette rentrée, la conjoncture reste favorable : les taux des crédits immobiliers sont au plus bas, en moyenne à 0,87 % sur quinze ans, 0,99 % sur vingt ans et 1,17 % sur 25 ans, selon l’Observatoire crédit logement (août 2021). Soit 1,05 % toutes durées confondues, contre 1,15 en janvier 2021.

Certains emprunteurs sont toutefois encore mieux lotis. « Les banques sont prêtes à faire des efforts pour les très bons dossiers, qui obtiennent jusqu’à 0,70 % sur vingt ans, hors assurance », confirme Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.com. A la clé, des économies substantielles : le coût des intérêts pour un prêt de 200 000 euros sur vingt ans ressort à 14 385 euros (hors assurance) avec un taux à 0,70 %, contre 20 749 euros à 1 %, indique ce courtier.

Pas plus de 25 ans

Mais toutes les demandes ne sont pas accueillies à bras ouverts par les banques, notamment parce que le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), l’autorité chargée de surveiller le système financier, veille au grain en édictant aux banques des règles de bonne conduite en matière d’octroi de crédit.

Depuis le début de l’année, il leur recommande de veiller à ce que le taux d’endettement des emprunteurs soit inférieur à 35 % de leurs revenus et à ce que la durée du crédit n’excède pas vingt-cinq ans (vingt-sept ans en cas d’achat dans le neuf).

Les banques bénéficient cependant d’un peu de souplesse, puisqu’elles peuvent déroger à ces règles à hauteur de 20 % de leurs dossiers. « La majorité des dérogations concerne les primo-accédants dont le dossier est solide, pour des taux d’endettement jusqu’à 40 % », indique Pierre Chapon, cofondateur du courtier Pretto.

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