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Astrologie et sciences occultes pour faire face au covid?

Avec la crise sanitaire, de plus en plus de Français cherchent refuge dans les astres, les  parasciences et l’astrologie.

Si pour certains cela reste un divertissement, pour d’autres, cela devient une véritable religion.

Pourtant longtemps considérée comme marginale, l’astrologie attire de plus en plus de jeunes. Selon une enquête réalisée par l’Ifop et publiée en décembre 2020, 70 % des 18-24 ans affirment croire  aux parasciences comme l’astrologie, la lecture des lignes de la main, la cartomancie ou encore la numérologie et la sorcellerie. Un chiffre en hausse constante depuis vingt ans.

Cela ne se cantonne pas qu’à la jeunesse : 58 % des Français, tous âges confondus, déclarent croire à au moins une des disciplines. Parmi eux, ils sont 41 % à adhérer à l’astrologie, soit huit points de plus que dans les années 2000. À titre de comparaison, ce chiffre descend à 30 % aux États-Unis.

Face aux questions que soulève l’épidémie covid et à un futur incertain, de plus en plus de Français se tournent vers la médecine parallèle et cherchent des réponses auprès des librairies ésotériques, pantacles, messe noire etc.

L’intérêt des Français pour l’astrologie n’est pas nouveau. Lorsqu’il était président, François Mitterrand consultait l’astrologue Élisabeth Tessier, lui demandant son avis sur le traité de Maastricht ou la guerre du Golfe. Avant lui, le général de Gaulle aussi avait l’habitude de chercher conseil auprès d’un astrologue, Maurice Vasset. On raconte même que ce dernier lui aurait déconseillé de tenir un référendum en 1969, tentative pour le président de restaurer son prestige après les manifestations de 1968. De Gaulle avait finalement perdu le référendum et remis peu après sa démission.

 L’astrologie comme outil psychologique.

Les jeunes  cherchent des moyens de se reconnecter à eux-mêmes, et ils sont à l’affût de symboles qui peuvent les aider à comprendre ce qui se passe dans leur tête. On assiste ainsi à un renouveau des sciences occultes. La pandémie a poussé à l’introspection, les gens ont essayé de comprendre qui ils étaient.